◊ Du 21 au 31 octobre, vernissage le 21 octobre à 16h
◊ Cloître de l’EESAB-site de Rennes
◊ Exposition ouverte à tous·tes
◊ Cloître de l’EESAB-site de Rennes
◊ Exposition ouverte à tous·tes
Depuis plusieurs années, une traverse envahit les murs du Cloître à l’automne. Après les Échos du Chaos, la traverse vous propose Hacking Dreams, autour de la question centrale : « est-ce qu’en 3025, les humanoïdes rêveront de nous ? »
« 2050, l’IA est devenue indispensable à la vie humaine, et on s’en doutait, mais on a quand même fait nos séances psy avec ChatGPT parce que c’était gratuit à l’époque.
2050, l’IA a atteint tout le savoir qui lui était possibled ’entasser, elle est logique et imparable. Les scienticitaires ont dit il faut maintenant accéder à l’inconscient, à l’intime, au sensible, à la subjectivité… bref, au plus profond de l’être humain.e, et les rêves constituent les meilleures data pour ce projet de giga envergure qui constitue la machine des rêves. Les scienticitaires ont dit plus les gens sont pauvres, meilleurs sont leurs rêves ; rêves de stabilité financière sur son lit d’angoisse de perdre son taff et de sombrer, rêves de partir au soleil l’été et à la neige l’hiver, nostalgie, souvenirs, espoir, espoirs…
2050, le souvenir et la nostalgie constituent un onglet important de la machine des rêves, les scienticitaires voient un excellent moyen de capitaliser dessus, là où de nombreux rêves sont en évolution permanente, la nostalgie, elle, constitue un cercle infini. De cette nostalgie naît le fantasme, du fantasme naît l’envie de consommer.
C’est le point de départ vers Hacking Dreams, une exposition qui flotte entre aujourd’hui et demain en se questionnant sur toutes les tensions et dualités que constitue notre rapport à cette machine des rêves capitaliste.
Le rêve n’y est plus un espace intime mais partagé, qui invite à être piraté et contaminé.
Les formes peuvent se métamorphoser par glissement ; comme la chair qui devient pixel ou rigide, ou au contraire elles peuvent se répéter à l’infini, coincées entre quatre murs.
Les nostalgies des ruines de l’Internet et du jeu vidéo d’hier s’expriment en même temps que l’observation du flux d’aujourd’hui, comme pour prévenir de la mélancolie de demain. L’organique s’invite comme une mauvaise herbe envahissante qui viendrait introduire le trouble dans le logiciel, rappelant sa grandeur.
C’est comme ça qu’Hacking Dreams s’amuse de la machine en y introduisant le bug pour que technologie et humain.e.s tissent un récit commun, pour que nous puissions observer notre rapport à l’outil capitaliste dans cet entre-deux fragile. »
Les formes peuvent se métamorphoser par glissement ; comme la chair qui devient pixel ou rigide, ou au contraire elles peuvent se répéter à l’infini, coincées entre quatre murs.
Les nostalgies des ruines de l’Internet et du jeu vidéo d’hier s’expriment en même temps que l’observation du flux d’aujourd’hui, comme pour prévenir de la mélancolie de demain. L’organique s’invite comme une mauvaise herbe envahissante qui viendrait introduire le trouble dans le logiciel, rappelant sa grandeur.
C’est comme ça qu’Hacking Dreams s’amuse de la machine en y introduisant le bug pour que technologie et humain.e.s tissent un récit commun, pour que nous puissions observer notre rapport à l’outil capitaliste dans cet entre-deux fragile. »
Texte de Perrine Lechevalier
Iels exposent : Maxime Barry, Flavien Bonnois, Julien Vogel, Léa Brunaud, Elwine Bourreau, Nolwen Garrec, Luis Huet, Danaé Jungers, Perrine Lechevalier, Barbara Le Coz, Rosalie Maillard, Amélie Maresch, Soo-ahn Michon, Eva Saadi, Marie-Lucile Scott, Isis Vu Ngoc, Tess Young
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