Didier Lucas

Mercredi 25 septembre — 18h

Didier Lucas • responsale commercial d’Euro‑Shelter

Invité dans le cadre de l’atelier
“Matériaux structurels innovants”.


En 2019-2020, les étudiant·e·s de 4e et 5e années travailleront en partenariat avec l’entreprise Euro-Shelter de Rennes. Euro-Shelter travaille avec les matériaux structurels sandwich (nid d’abeille) en mêlant la technologie et l’artisanat avec un savoir-faire d’excellence. Grâce à ces matériaux, il est aujourd’hui possible de faire cohabiter la légèreté et la performance structurelle. Les étudiant·e·s seront appelé·e·s à concevoir des “objets drapeaux” et innovants, aptes à valoriser le potentiel des matériaux Euro-Shelter. Les technicien·ne·s de l’entreprise collaboreront avec l’EESAB-site de Rennes dans le suivi des projets afin de les orienter vers la faisabilité. Une sélection des projets réalisés in fine par Euro-Shelter seront ensuite exposés.

Mark Newgarden

Jeudi 26 septembre — 18h

Mark Newgarden • auteur de bandes dessinées

Invité dans le cadre d’Azimut #3,
en partenariat avec Spéléographies


L’EESAB — site de Rennes, et Spéléographies — biennale des écritures de Rennes et alentour s’associent au festival Formula Bula (Paris) pour accueillir l’auteur de bandes dessinées américain Mark Newgarden, collaborateur du magazine expérimental Raw (dirigé par Françoise Mouly et Art Spiegelman) comme du New-York Times. Outre la co-création (toujours avec Spiegelman) des Crados, célèbres poupées parodiques à destination des mouflets, et son implication dans des séries animées pour la télévision, il est le co-auteur, avec Paul Karasik, du livre How to read Nancy. Sur près de 100 pages, ce dernier décortique un strip de la série Nancy, classique de la bande dessinée américaine signé Ernie Bushmiller. En 2018, cet ouvrage a été récompensé par le prestigieux prix Will Eisner.

Pierre Lucas. Photo: Eva Taulois

Mercredi 2 octobre — 18h

Pierre Lucas • DJ et musicien

Musicien professionnel depuis une quinzaine d’années au sein de différentes formations pop, urbaine ou électronique Pierre Lucas joue dans de nombreuses salles et festivals en France et à l’étranger. Que ce soit en tant que membre du groupe Fortune, DJ avec Abstrackt Keal Agram, musicien auprès de Perez et du rappeur Arm... En parallèle de son activité il collabore avec des artistes plasticiens tel que Bruno Peinado, Eva Taulois, It’s Our Playground, Benoît-Marie Moriceau ou encore Yoan Sorin. En 2015, il a composé la musique du deuxième volet du film de Hoël Duret : “ La vie héroïque de B.S. ” et en 2016, Virginie Barré l’a invité à composer la musique du “Rêve géométrique”.

Yann Deval. Photo: Tom Mesic

Mardi 8 octobre — 18h

Yann Deval • designer interactif, motion designer et compositeur musical

Invité dans le cadre du festival Maintenant,
en partenariat avec l’association Electrioni-K


Réalités virtuelles & augmentées: Exploration de nouveaux langages artistiques
Yann Deval questionne et augmente la réalité pour créer des expériences interactives et explorer de nouveaux langages. Entre réalités étendues, graphisme animé et lutheries digitales, Yann Deval présentera son parcours interdisciplinaire et sa démarche artistique transversale. Au programme de cette conférence, des questionnements autour de l’utilisation de technologies émergentes dans un cadre artistique, de la réalité virtuelle performative et de la création collaborative.
Après une licence en Histoire du cinéma à la Sorbonne et des études de montage audiovisuel à Cannes, Yann Deval s’installe à Bruxelles en 2006, où il développe une activité de graphiste (motion-designer), de compositeur musical, et de designer interactif. Il travaille pour le cinéma (Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael, L’Écume des Jours de Michel Gondry), le clip-vidéo (Puggy, Sacha Toorop), le documentaire (identité graphique de Babel Express pour Arte), la télévision (Détectives), la communication (Exposition Universelle Shangaï 2010), le théâtre… Il forme occasionnellement de futurs professionnels lors d’ateliers de création numérique (école Arts² Mons, EMMD Bruxelles…). Entre 2012 et 2017, il co-réalise la performance de réalité virtuelle Immersio, qui mélange musique live et arts numériques.
Dans le cadre du festival Maintenant 2019 avec la scénographe Marie-G Losseau, ils présentent l'exposition Atlas proposant une triple expérience des réalités: physique, augmentée et virtuelle.

Jean-Simon Roch

Lundi 14 octobre — 18h

Jean-Simon Roch • designer et enseignant à l’EESAB

“Comment animer l’inanimé? C’est la question qui habite mon travail depuis mon projet de diplôme à l’ENSCI les Ateliers en 2015.
Depuis, que ce soit pour le Prix Emile Hermès en 2016, pour des dispositifs de médiation en musée, de la direction artistique pour de l’événementiel ou lors d’installations personnelles, je tente de donner vie à ce qui m’entoure en explorant divers médium. Un peu comme Geppetto, tout part souvent d’un petit morceau de bois manipulé à l’Atelier Commode que j’occupe depuis 2017 à Montreuil.”

Julie C. Fortier
Ascension 2016-17, installation olfactive
150 000 touches à parfum, 4 parfums, 1200 × 600 cm
Photo: Jean-Manuel Salingue.

Mardi 15 octobre — 18h

Julie C. Fortier • artiste et enseignante à l’EESAB

Depuis ses débuts en vidéo et performance, le travail de Julie C. Fortier enregistre le passage du temps à travers la mise en évidence de processus d’effacement et d’évidement. Depuis 2013, elle a ajouté à son répertoire de travail, une recherche expérimentale avec les odeurs et les arômes qui prennent la forme de parfums, d’installations et de dessins ou encore de performances culinaires et olfactives. La puissance mnésique et affective des odeurs modifie les manières de mettre en jeu la mémoire dans les représentations et les récits qu’elle compose. Cet aspect paradoxal d’une absence pourtant présente, invisible mais intimement pénétrante la captive.
Julie C. Fortier est née en 1973 à Sherbrooke (Québec, Canada) et vit à Rennes depuis 2001. Diplômée en 2015 de l’école de parfumerie Le Cinquième Sens à Paris, elle est aussi titulaire d’une maîtrise de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Son travail fera l’objet d’une exposition personnelle à Volume à Vern-sur-Seiche en novembre 2019 et au Château de Oiron en juin 2020. Il a aussi été exposé au centre d’art Rurart à Rouillé (2019), à la Galerie Luis Adelantado à Valencia (ES) (2019), à Micro-Onde à Vélizy Villacoublay (2018), au Musée des Beaux-arts de Rennes (2017), lors de La nuit blanche de Toronto (2016), à Lille 3000 au Tripostal (2015) et Art by Telephone au Emily Harvey Foundation à New York (2012).

La fontaine / Le Club 2019
Vue de l’exposition Le club, 29e résidence des Ateliers des Arques. Eva Taulois ©Adagp, Paris, 2019
Photo: Nelly Blaya

Jeudi 24 octobre — 18h

Eva Taulois • artiste et enseignante à l’EESAB

Eva Taulois a grandi au bord de la mer. Après plusieurs années passées à Paris, elle vit désormais à Nantes, où elle a installé son atelier dans une ancienne piscine. Elle raconte des histoires avec des formes et donne très souvent des titres de morceaux de musique à ses œuvres. Elle aime s’assoir dans des expositions comme on s’assoit devant un paysage.
Depuis sa formation à l’école des beaux-arts de Brest, Eva Taulois s’intéresse à la souplesse des matériaux, à leur capacité à recouvrir un objet. Elle regarde de près des savoir-faire artisanaux et industriels et se les approprie. Elle dessine, taille, recouvre, modèle, peint, orchestre des scénographies. Ses œuvres et agencements d’objets sont marqués par le purisme, défini en 1918 par Amédée Ozenfant et Le Corbusier, doctrine moderne préconisant une fusion de l’art et de la vie, autour de formes simples, permutant peinture, sculpture, architecture, design, mobilier, vêtement.
Dans ses récentes propositions, l’exposition devient le théâtre des objets qu’elle crée. Elle se plaît à imaginer ses œuvres comme des personnages qui dialogueraient entre eux, qui “vivraient leur vie”. Ces formes, à la fois accessoires de scène, actrices à part entière pendant une performance et sculptures dans l’espace d’exposition, rappellent les objets géométriques inventés par Guy de Cointet en Californie dans les années 1970. Comme ce dernier, Eva Taulois cherche un pont entre art minimal et art de la scène ainsi qu’entre abstraction et codes culturels.
Chez Eva Taulois, tout est affaire de matière et de surface: la profondeur d’un velours, les reflets synthétiques d’un plastique, la rugosité du crépi... les couleurs occupent également une place à part entière: flamboyantes, elles créent une rythmique et une atmosphère accueillante pour le visiteur.

Sébastien Marchal
Affiche

Mardi 5 novembre — 18h

Sébastien Marchal • dessinateur de caractères et designer graphique

Sébastien Marchal, né en 1979, ayant grandi dans un village de Franche-Comté, monte à Paris en 1998 pour intégrer l’ENSCI (École Nationale Supérieure de Création Industrielle). Il commence dès lors à militer, en pleine effervescence du mouvement altermondialiste. La rencontre avec Vincent Perrottet puis Gérard Paris-Clavel (l’un des fondateurs de Grapus), et l’expérience de ses premières affiches politiques, déplacent peu à peu son intérêt de l’objet vers l'image. Tout en passant une licence en Arts Plastiques à l’université Paris 8, il effectue un stage à l’Atelier de création graphique fin 2005, puis un autre à Nous travaillons ensemble début 2006 (deux ateliers issus de Grapus). Après avoir collaboré durant un an à l’atelier Fabrication maison, il élabore une vaste famille de caractères, la Commune, durant le post-diplôme en typographie de l’ESAD d’Amiens en 2008. Il poursuit depuis un travail de création graphique centré sur des préoccupations sociales, politiques et culturelles, dont les thématiques varient au fil des collaborations avec associations, syndicats, collectifs, chercheurs ou artistes.

Audrey Muratet & Myr Muratet
Flore des friches urbaines
éditions Xavier Barral — 2017

Mercredi 6 novembre — 18h

Audrey Muratet & Myr Muratet • docteure en écologie & photographe

Écologie des villes

Des changements environnementaux importants se produisent à de multiples échelles dans les territoires urbanisés. La destruction, la fragmentation, la modification, le renouvellement régulier des habitats, les pollutions lumineuse, sonore, de l’air, de l’eau, des sols, les besoins en ressources ont pour conséquence une transformation importante des paysages comme des communautés animales et végétales qu’ils abritent. La taille croissante des métropoles actuelles amplifie ces effets de l’urbanisation sur les conditions environnementales d’accueil et de maintien de la biodiversité. Les réponses des organismes vivants qui peuplent ces aires urbaines sont multiples, ils tolèrent, s’adaptent, évoluent, périclitent… Nous proposons un tour d’horizon de l’état des connaissances acquises sur le fonctionnement naturel des villes — leur écologie — en s’arrêtant longuement sur le cas des friches urbaines; ces communs méconnus abritent une nature luxuriante riche en espèces et en interactions. Les friches sont aussi un lieu-refuge d’un bon nombre d’êtres humains. Nous les rendons visibles.

Exposition SOLASTALGIA
Antoine Viviani et Pierre-Alain Giraud

Jeudi 7 novembre — 18h

Antoine Viviani et Pierre-Alain Giraud
• Invités TNB

SOLASTALGIA
Présentation de l’installation et de l’expérience


Solastalgie est un néologisme inventé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht. À partir des mots maison, terroir (sol), et douleur (algie) il décrit une forme de crise existentielle, de mélancolie, causée par les changements d’un environnement naturel, familier.
Notre foi dans la technologie, notre contribution au réseau n’ont jamais été aussi grandes. Nous passons nos vies connectés presque en permanence à Internet. Le réseau et la technologie sont devenus porteurs de tous nos espoirs: le progrès technologique est notre horizon. Il nous rendra non seulement plus puissants, et, qui sait, il pourrait peut-être même nous sauver.
Paradoxalement, partout dans le monde, les voix de scientifiques se lèvent unanimement pour affirmer que ce radieux avenir technologique semble compromis. L’humanité serait à l’aube d’une crise inédite dans son histoire. L’effondrement du vivant, le dérèglement climatique, et bien d’autres facteurs inquiétants nous imposent de réfléchir à la fragilité de notre civilisation.Le projet Solastalgia naît de cette tension, de ce vertige.
L’installation Solastalgia nous invite à voyager dans un étrange futur, à explorer la surface d’une planète dépeuplée et hostile, sur laquelle survit un mystérieux réseau de données… Un futur imaginaire que nous allons pouvoir vivre: nous embarquons dans une expérience unique qui mêle installation d’art immersive et réalité augmentée.
L’application AR Solastalgia nous permettra de faire la même expérience dans notre environnement personnel, notre appartement, notre maison d’enfance... en nous faisant découvrir les vestiges de nos espaces intimes, dans un futur lointain...
Dans ce no man’s land, nos sens sont progressivement captés par des sons et des visions fantomatiques. Nous nous connectons à un étrange esprit numérique, qui semble contenir en lui tous nos vestiges numériques, nos rêves et nos cauchemars.
Et s’il ne restait de nous que le réseau?
Qu’est-ce que cela raconterait de notre espèce?

Caractère phonétique étendu pour le Französisches Etymologisches Wörterbuch
Sarah Kremer

Mardi 12 novembre — 18h

Sarah Kremer • dessinatrice de caractères

Le Französisches Etymologisches Wörterbuch (FEW), dictionnaire historique et étymologique du français, est en cours d’informatisation. La conversion numérique des 16000 pages d’articles s’appuie notamment sur la production d’outils typographiques spécifiques. Cette présentation abordera les réflexions engagées dans le cadre de la conception d’une série d’alphabets pour ce dictionnaire, abordant leur dessin, leur encodage et leur utilisation au sein d’interfaces de saisie et de consultation.

Exposition PROS DU QUOTIDIEN
Thomas Tudoux

Mercredi 13 novembre — 18h

Thomas Tudoux • artiste

Recherche-Action, ou comment créer des œuvres en commun
En parallèle à son travail d'atelier, Thomas Tudoux développe des recherches-actions. Plaçant l’humain et l’enrichissement réciproque au cœur de ces projets, il y interroge l’hyperactivité de notre société à travers ceux qui la compose.
En s’appuyant sur trois de ces œuvres récentes (Récréation, Rythme et Pros du quotidien), l’artiste dévoilera les coulisses de la création dans l’espace social ou comment faire oeuvre d'une collaboration.

Dans le cadre des expositions:
PROS DU QUOTIDIEN
du 07/11 au 21/12/19 au PHAKT — Centre culturel colombier, 5 place des Colombes, Rennes
du lundi au vendredi de 13h00 à 19h00, le samedi de 14h00 à 18h30

LA MARQUE ROUGE
Du 04/11 au 20/12/19
Vernissage jeudi 12 décembre à partir de 18h à l’Espace Ec’art, INSPE, 153 rue Saint-Malo, Rennes
du lundi au vendredi de 8h30 à 19h00

Daniela Ortiz
On Your Knees You Will Receive the Anti-Colonial Spirit
impressions présentées à la Phase de la pleine lune, Contour Biennale 9: Coltan as Cotton en mai 2019.
Photo: Lavinia Wouters

Jeudi 21 novembre — 18h

Nataša Petrešin-Bachelez • critique et commissaire d’exposition

“Comment pouvons-nous travailler au sein et avec les institutions d’aujourd’hui, en tant que travailleur·euse·s culturel·le·s et artistes, en cette période de racialisation violente et de crise écologique profonde, alors que la surveillance accrue renforce les abus gouvernementaux organisés et transnationaux des ressources naturelles et des biens communs?
Ayant vécu dans les pays du Nord dont les gouvernements provoquent et contribuent à des guerres civiles inhumaines et à des frappes de drones dans certaines régions du monde, obligeant des milliers de personnes à se déplacer et à être dépossédées de leurs biens, je souhaite discuter de la nécessité d'engager divers groupes institutionnels de l'art de ces régions à travers leur propre pratique curatoriale.
En examinant mes propres projets curatoriaux, pour lesquels j’ai été invité à travailler dans des zones géographiques distinctes mais dans une réalité géopolitique entrecroisée, j’essaierai lors de cette rencontre d’aborder la nécessité de ralentir sa façon de travailler et d’être, d’imaginer de nouvelles écologies de soins comme pratique continue et d’écouter avec attention les sentiments qui naissent de rencontres avec des objets et des sujets. Ceci à travers l’exemple de mon projet le plus récent, Contour Biennale 9: Coltan as Cotton, je parlerai de la possibilité d’ouvrir nos frontières institutionnelles et de montrer comment cela fonctionne ou non, et de les rendre plus palpables, audibles, sensibles, doux, poreux et surtout décoloniales et anti-patriarcales.”

Corinne Morel Darleux
Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Réflexions sur l’effondrement
Libertalia, 2019, 101 pp. ISBN: 9782377290956

Lundi 25 novembre — 18h

Corinne Morel Darleux • militante écosocialiste, auteure et chroniqueuse

Née en 1973, Corinne Morel Darleux a d'abord été consultante avant de claquer la porte du CAC40 et de s’engager au Parti de Gauche où elle a développé le projet écosocialiste jusqu'en 2018. Installée au pied du Vercors, elle prône désormais l'archipélisation des îlots de résistance et la désobéissance civique face à la dégradation brutale du climat et de la biodiversité, et aborde les questions d’effondrement en mêlant politique et poétique, écologie radicale et justice sociale, fictions d'anticipation et dignité du présent.

Claude Iverné
Salon de barbier de Mohamed Salih Yussif Saalis Hallak
Peuple Haoussa du Nigeria
né à Geneina, Dar-Massalit, Darfour Ouest
Décembre 2007

Mercredi 4 décembre — 18h

Jeudi 9 janvier — 18h

Claude Iverné • photographe

En raison de la grève nationale interprofessionnelle, la conférence de Claude Iverné est reportée au jeudi 9 janvier.

“Je nourris depuis une vingtaine d’année un corpus hétérogène d’images, de mots, films, sons et objets liés aux territoires du Soudan en Afrique. J’accumule ces signes comme autant de pièces d’un puzzle descriptif géographique, mental et intime.
L’espace d’exposition comme celui de l’imprimé puisent dans cette collecte pour autant d’interprétations ouvertes, de brouillons, d’esquisses descriptives.
La collection SudanPhotoGraphs déploie ainsi en six volumes une invitation au public à errer sur un territoire qui lui demeure à priori inconnu. Il s’agit d’abord de s’égarer, tout comme moi, se désencombrer des clichés associés à cette terre, autant que de nos usages de l’image et des mots. D’abord se perdre donc avant de s’y retrouver, peut-être, à force d’intuition.
Des rébus plus ou moins clair, des énigmes, des correspondances entre légendes, textes et documents tissent une toile plus large. En lieu de pagination, des combinaisons de lettres plus ou moins aléatoires signalent les planches non reliées et parfois indépendantes.
Le montage de l’ensemble réside en autant d’articulations potentielles. Chaque planche de chaque volume trouve librement sa place selon l’intention du lecteur, et recèle des indices selon l’endroit ou il se trouve alors. Le lecteur explorera le territoire à mesure des empreintes gravées au devant de sa lecture. Tout d’abord une narration lyrique selon la mise en page en cahier, qui ébauche les contours de la fable. Puis le choix du jeu : défaire tout ou partie, inverser, retourner une, deux, trois planches... faire le mur...
Les invités de la collection, artistes et scientifiques liés au Soudan, renforcent l’esprit de cette collection, qui assume l’usage de la subjectivité comme instrument de description. Leurs contributions libres appellent le lecteur à affranchir à son tour son regard.”

Bevis Martin et Charlie Youle
The Real World
Photo: Marc Domage

Mardi 10 décembre — 18h

Bevis Martin & Charlie Youle • artistes

Bevis Martin et Charlie Youle collaborent depuis 2004. Travaillant essentiellement la sculpture, ils explorent nos modes de connaissance du monde, s’amusant avec les glissements de sens notamment dans les ouvrages de transmission de savoirs, les manuels pédagogiques et les dessins d’enfants.
“Toutes les formes qui adviennent entre leurs quatre mains sont déduites de savoirs incomplets, de traductions approximatives, d’interprétations déviantes, le plus souvent dictées par des esprits innocents et avides de connaissance (…) C’est ainsi que les artistes travaillent à améliorer l’inadéquation originelle entre l’idée et son image, qu’ils ramifient la branche fabuleuse menant au vrai par l’assimilation du faux ou encore, encouragent la confusion entre la représentation et la métaphore.” — Julie Portier

Vincent-Michaël Vallet
Amour et bagarre dans souliers propres sur gazon coloré
impression sur moquette, 2019

Mercredi 11 décembre — 18h

Guillaume Kazerouni & Vincent-Michaël Vallet • responsable des collections au musée des beaux-arts de Rennes & artiste diplômé de l’EESAB—site de Rennes

Quelle place au musée, pour la jeune création? Enjeux et difficultés.

Guillaume Kazerouni, responsable des collections au musée des beaux-arts de Rennes, et Vincent-Michaël Vallet, diplômé de l’EESAB en 2017, tenteront de répondre à cette question à travers trois projets réalisés ces deux dernières années.